Newsletter gratuite 
Les avions à la chasse aux kilos - OGM : le retour ? - Vidéo - Les Apprentis Z’écolos et la clim’ - Jus de soleil dans les Hautes Alpes - Des poules 100000 volts - Environnement : "Il faut faire encore plus vite" - Développement durable et culture : le temps de la mobilisation - L’Éthiopie est dans le vent - Une rentrée sans fossile ? - L’écologie française recule sur un terrain dangereux - Superdupont : "Des produits du terroir avant tout !" - La Vendée bientôt sous les éoliennes ? - L’écologie balayée par la crise financière - De la publicité zéro CO2 - "Grenelle : Des députés ignorants, timorés et sous influence" - 1ere médaille verte pour un vignoble - Pétrole - Obama et McCain enfin d’accord - Japon : la vie sans thon - Du plomb dans l’aile - La caravane la plus lente du monde - Le covoiturage vrombit sa colère - Péages urbains : la France au ralenti - Une course de Formule CO2 - Le Canada dans le rouge - US Navy : 1 ; Baleines : 0 - Les kakis américains passent au vert - Le porno vert de Greenpeace - L’informatique rime avec écologique. - Les vélos narguent les autos - La récession, c’est grave docteur ? - Le premier bilan CO2 d’Iznogoud - A New York, des sacs de détresse - Comment faire baisser le coût des ordures ? - La photo-réalité du hamburger - Envie de devenir un Bob ? - L’obésité et la loi, le gros problème français - Très chers atomes - Toujours plus de carbone dans l’air - Les stations de ski en pente verte - Vidéo - Les Apprentis Z’écolos et le micro-ondes


Trois questions à Tristan Lecomte, pédégé d’Alter Eco
Alter Eco distribue des produits du commerce équitable. La société est présente sur toutes les enseignes de la grande distribution, sauf en soft et hard discount. Son chiffre d’affaires s’élevait en 2006 à 20 millions d’euros.

Pourquoi, selon vous, les produits du commerce équitable doivent-ils être distribués en grandes surfaces ?

Il faut passer par la grande distribution parce que c’est là que tout le monde fait ses courses. C’est le meilleur moyen pour que le commerce équitable se développe. Mais je trouve ça bien qu’il y ait un débat. C’est important d’éviter la "marchandisation" du mouvement. Le fait que l’on s’inquiète est intéressant. Il faut être vigilant. Le commerce équitable doit rester un mouvement citoyen.

Que répondez-vous à ceux qui prétendent que la grande distribution profite d’un effet de mode et qu’elle cherche seulement à redorer son image ?

Les distributeurs cherchent à valoriser leur image, c’est évident. Et le consommateur n’est pas dupe ou sinon il est trompé "à l’insu de son plein gré". C’est à lui d’être responsable dans ses choix. Seulement, il est plein de contradictions. Dans le métier, on parle de schizophrénie du consommateur. Il y a un décalage entre ce que l’acheteur déclare vouloir consommer et son comportement dans les rayons. Il veut à la fois payer moins cher et avoir des produits respectueux de l’environnement et des conditions de production. Il faudrait savoir.

Cela signifie-t-il qu’il faut éduquer le consommateur ?

Il faut l’informer, le former. Dès la maternelle, dans les écoles, dans les collèges, lui parler de consommation citoyenne. C’est dans cet esprit qu’Alter Eco a distribué des kits pédagogiques dans les classes primaires l’année dernière. Dès le plus jeune âge, ils doivent comprendre qu’il faut acheter à un prix juste. C’est important de sensibiliser les gens au rapport entre consommation et citoyenneté. Les grandes surfaces peuvent jouer un rôle important dans cette démarche. Elles ont les moyens de faire de la communication massive. Il faut qu’elles soient force de proposition. Elles doivent se préoccuper de leurs fournisseurs : devenir des commerçants plus de simples distributeurs.


- Selon Stéphane Le Borgne le nouveau responsable d’Artisans du Monde, "c’est un choix de stratégie. Artisans du Monde fonctionne dans un système de filière intégrée, c’est-à-dire un système équilibré du producteur au distributeur en passant par les importateurs. Nous croyons que distribuer des produits équitables dans des structures qui proposent également des produits non équitables n’est pas cohérent avec ce type de fonctionnement."

- Les produits du commerce équitable ont posé leurs premières boîtes dans les gondoles de la grande distribution il y a presque dix ans. Depuis, le rayon éthique des supermarchés n’a cessé de s’étendre. Mais la communauté du commerce équitable reste divisée.

Réagir à cet article

2 Messages de forum

  • Nourrir ceux que l’on combat quelle bonne idée ! Attention au retour du boomerang ...

    Répondre à ce message

    • Je suis d’avis de réunir dans un même lieu les consommateurs solidaires et les consommateurs lambda : Je pense que les habitudes sont souvent difficiles à changer et donner la possibilité de choisir à un client lambda entre un produit issu du commerce équitable et un produit autre est un moyen de le sensibiliser, de le faire adhérer à ce principe, voir à le faire changer d’habitudes. Dans le même sens cloisonner les clients solidaires dans des boutiques "que" bio ou "que" équitables ne leur donnent pas l’occasion de partager leur principes. Il n’a y a aucun intérêt à prêcher un converti. Dernier argument à mon sens : équitable, solidaire et bio si possible, sont des critères qui devraient réellement concerner chaque étape du processus de la fabrication et de la distribution et SURTOUT toute personne participant de peu ou de trop à ce processus, et sans vexer les personnes qui se sacrifient corps et âmes à ce mouvement, le bénévolat devrai rapidement laisser la place à de vrais emplois si on veut continuer à parler équité et solidarité. Salomee, Paris

      Répondre à ce message


En ce moment sur Terra Economica
4,7
440
5,7
3,6
9
108
3,1
7%
90%
50%
20
198
153
30%
13
2
10
4
6,1
7,3
39%
300
4%
23%
60%
12
60%
48%
35%
17
77%
97