Stern : "J’ai sous-estimé les risques"
L’économiste britannique Nicholas Stern qui avait bousculé la sphère libérale en publiant, en 2006, le rapport "l’économie du changement climatique" revient sur ses conclusions. La situation serait pire qu’il ne le croyait.

Sir Nicholas Stern s’est trompé. Les risques liés au changement climatique seraient plus importants que les estimations sur lesquelles il s’était appuyé pour rédiger son rapport a-t-il estimé lors d’une conférence à Londres, la semaine dernière. "Les émissions croissent beaucoup plus vite que ce que nous avions pensé, la capacité d’absorption de la planète est inférieure à nos prévisions, les risques des gaz à effet de serre sont potentiellement plus élevés que ce que prévoyaient les estimations les plus prudentes, et la vitesse du changement climatique semble être plus rapide." a-t-il précisé à l’agence de presse Reuters.

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En 2006, l’économiste avait participé à éveiller les consciences des dirigeants en chiffrant le coût du changement climatique. Il estimait qu’il serait beaucoup plus rentable de diminuer tout de suite les émissions de gaz à effet de serre plutôt que de tenter de s’adapter aux conséquences d’un réchauffement global. Ainsi, selon ses conclusions de l’époque, un pourcent du PIB mondial investi maintenant aurait suffit à fortement atténuer les effets du changement climatique. Autrement, cela aurait été risquer une récession à hauteur de 20% du PIB mondial.

Le gouvernement britannique, qui avait utilisé ce rapport pour fixer sa feuille de route, va devoir revoir ses objectifs à la hausse. Car réduire de 25% les émissions de CO2 par rapport au niveau actuel ne serait pas suffisant pour limiter l’élévation de la température à deux degrés maximum comme l’estimait Stern en 2006. Pour y parvenir il faudrait doubler la mise juge-t-il à présent, soit 50% de réduction des émissions au niveau mondial, sachant que les Etats-Unis devraient diminuer les leurs de 90% pour que cet objectif puisse être atteint.

Nicholas Stern s’était largement appuyé sur le rapport 2001 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pour réaliser ses travaux. En 2007, le nouveau rapport du Giec, plus alarmiste, préconisait que les émissions de gaz à effet de serre devaient être infléchies dès 2015.

LES SOURCES DE CET ARTICLE :

The Guardian

Lire aussi : Climat. Dix raisons d’espérer

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10 Messages de forum

  • Puisque ce cher Monsieur se trompe si souvent , qu’il se taise !

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    • Bonjour, Je ne suis pas d’accord avec votre message : même si M STERN s’est trompé, le fait qu’un "économiste" "réputé" écouté des "décideurs" puisse reconnaitre son erreur et mettre en garde contre la catastrophe annoncée ne peut que tous nous renforcer dans la certitude qu’il faut tous agir, que ce soit dans notre mode de vie ou dans nos choix politiques.

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      • lorsqu’on se trompe dans un sens on peut aussi se tromper dans l’autre alors on tourne 7 fois sa langue dans sa bouche on met son cul sur une chaise et on se pose des questions ! avant de faire du ’catastrophisme ’ .Celui qui en rajoute une couche a gagné c’est ça la démarche scientifique ! moi j’appelle ça une démarche médiatique , point à la ligne , on utilise la peur des gens pour les mener là ou l’on a l’intention de les mener et faire du fric par la même occasion . Si vous croyez à tous les gourous de cette planète, alors bonne traversée ! Remarquez qu’il suffit d’attendre, dans 50 ans vous apprendrez comment vous avez été manipulé. Au fait pour le pétrole .. ne vous inquiétez pas , en 1970 ,toute les revues scientifiques disaient que pour l’an 2000 il n’y aurait plus une seule goutte ! On est pas loin de trouver de grandes quantités en Méditerranée et 25% des réserves mondiales de pétrole se trouvent au delà du cercle polaire (on attend peut être le réchauffement climatique pour les exploiter ?).

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        • Stern : "J’ai sous-estimé les risques" 22 mai 10:20, par Garfield_63

          Consternant... Affligant...

          Ainsi, à vous lire, il faudrait donc avoir une absolue certitude avant d’émettre la moindre alerte et éventuellement appliquer ce qui peut l’être dans une logique de précaution. Espérons donc que vous n’avez pas la moindre fonction de décideur, sinon l’avenir ne peut être que catastrophique... !

          Soit, M. Stern avoue s’être trompé et avoir sous-estimé ses estimations. Preuve, au moins, que cette personne est responsable de ses paroles et de ses actes, et qu’il sait en assumer les conséquences. Un comportement que sont loin d’avoir la très grande majorité de nos personnes politiques et autres personnes influentes du monde des affaires... ainsi que vous même semble-t-il (j’espère me tromper, je le souligne).

          Moralité, au vu des chiffres qui sont publiés ces temps-ci sur la consommation des énergies fossiles, l’émission de pollutions diverses dues aux activités économiques, de l’évolution climatique constatée et mesurée, ainsi que des piètres efforts consentis pour réduire nos consommations diverses et réduire les incontestables gaspillages causés tant par la paresse humaine que par la course aux profits, il ne reste à chaque individu conscient, responsable et respectueux (de son prochain, de la nature, de son environnement, des générations à venir, etc.) qu’à agir à son niveau. Si nous attendons des certitudes pour agir, il sera forcément trop tard ; si nous agissons, même si cela n’était pas aussi urgent, nous aurons eu au moins la sagesse de comprendre que le gaspillage des ressources planétaires est aussi scandaleux qu’imbécile, et que notre bonheur peut être aussi atteint avec nettement moins de nuisances...

          À bon entendeur... salut !

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        • vous qui semblez si bien maitriser la question, vous pouvez surement nous citer vos sources et références scientifiques ? le rapport du Giec, groupement de plus de 500 scientifiques mondiaux, lui, existe et est à disposition du public.

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          • Effectivement, je pense que "je me suis trompé" est plus une formule de style destinée à alarmer ce qu’il resterait d’indécis et de sceptiques ! Mr Stern ne s’est pas trompé, il a utilisé les données de 2001 du rapport du GIEC, qui était déjà évocateur ... il voit maintenant que les données de 2007 sont encore plus alarmantes et que tout va beaucoup plus vite que prévu.

            Qu’un économiste parle à ses pairs en leur disant : "prenez garde, le mur n’est plus dans 20 ans, mais dans 3" me parait plutôt encourageant ! Le compte à rebours commence ...

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        • Bonjour sans être grossier je suis surpris que tant de gens se mettent le tête dans le sable ... A propos du pétrole mais aussi du poisson, de l’eau potable ... le problème n’est pas de savoir si il en restera mais à quel prix ... Nous avons 4 crises qui nous attendent d’ici 20 ans (peut-être 30 ans peut-être 10) :
          - une crise économique (une de plus ou une de moins)
          - une crise démographique (trop de vieux dans l’hémisphère nord trop de jeunes au sud sans compter le déficit de femmes en Asie)
          - une crise énergétique : méme avec la technologie l’énergie restera chère
          - une crise climatique
          - une crise écologique dans le sens large : santé publique, OGM, pesticide, disparition des espèces ...

          J’espère avoir tort RDV dans 20 ans

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          • Voici ce qu’écrivait Roger Vercel, en 1938, dans A l’assaut des Pôles :

            « Justement, il se passe un extraordinaire phénomène : en même temps que l’empire français, les banquises côtières ont craqué, se sont brisées, ont disparu… Des icefields, en 1816 et 1817, dérivent jusque sous le 40ème parallèle, à la hauteur de Tolède et de Naples ! Des icebergs de 60 mètres de haut sont signalés partout dans l’Atlantique : ce sont les morceaux des falaises de glace qui étreignaient les terres polaires. »

            Et voici que William Scoresby, le plus renommé des capitaines baleiniers anglais, écrit à Sir Joseph Banks, un des compagnons de Cook, et lui-même explorateur boréal, que depuis deux ans, lui, Scoresby, ne trouve plus de glaces sur les côtes groendlandaises, entre le 74ème et le 75ème degré de latitude nord. Pareille occasion d’atteindre le pôle en longeant la côte du Groenland ne se représentera pas de sitôt !

            On se demande avec délectation quelle serait la réaction de la presse et de nos politiques si, de nos jours, on voyait un iceberg au large du Portugal. Notre développement durable, grande cause nationale, serait déclaré en danger. Les bains chauds, qui sait, seraient limités à un par trimestre ; l’automobile serait remplacée par la voiture à bras. Là où le 19ème siècle voyait opportunité de conquête, le 21ème voit danger.

            ceci se trouve sur un site ou l’on se pose des questions mais vous continuez à regarder la télévision et à lire votre presse People ! Qand le monde entier croyait que le soleil tournait autour de la Terre , un sel homme pensait le contraire.

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  • Il faut absolument utiliser sa voiture qu’en cas de nécessité absolue. La décroissance de la consommation de pétrole doit prendre effet immédiatement.

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  • Juste une question de langue française : le rapport 2007 du GIEC n’est pas "alarmiste" : il est alarmant.

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