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Pétrole - le "peak car" américain
Le baril de pétrole ? C’est une petite bête qui monte et qui freine l’achat de véhicules aux Etats-Unis, selon un rapport des Marchés Mondiaux CIBC de juin dernier.
Le pétrole coûte cher, de plus en plus cher. Alors certains automobilistes délaissent leur voiture, de plus en plus fréquemment. En tout cas, Jeff Rubin, l’économiste de Marchés Mondiaux CIBC, assure « qu’avant 2012, sur les 57 millions de foyers américains qui possèdent une voiture, il devrait y avoir environ 10 millions de véhicules de moins sur les chaussées américaines qu’il y a aujourd’hui. Cette diminution éclipse tous les ajustements précédents, y compris ceux qui se sont produits au cours des deux chocs pétroliers de l’OPEP. » L’étude se base sur l’augmentation du prix du pétrole à 200$ le baril en 2010. (Le baril tourne actuellement autour des 145 dollars.) A ce prix là, les ménages les plus pauvres se sépareront petit à petit de leur "titine", au profit des transports en commun. Le nombre de voitures qui part à la casse, devrait ainsi passer de 12 millions en 2007 à 14 millions en 2011-2012. Ventes en chute libre Les ventes de voitures n’en seront pas boostées pour autant. 17 millions de voitures étaient vendues par an au cours de la première moitié de la décennie, contre 14 millions actuellement. Et d’ici 2012, la chute est encore plus marquée, les ventes pourraient descendre jusqu’à 11 millions d’unités par an. Plus qu’une solution : changer de mode de vie et imiter les européens, voire faire mieux qu’eux. L’étude pointe en effet du doigt la différence de comportements entre les automobilistes américains et anglais. 90% des ménages américains utilisent leur voiture pour aller travailler, contre 60% des anglais. Toutefois, les mauvaises habitudes commencent à s’estomper. Depuis 2004, la consommation de carburant par habitant a baissé de près de 5%. Mais ce n’est pas encore ça, souligne Jeff Rubin : « Bien que les Américains parcourent 11 milliards de milles de moins que l’an dernier en voiture, soit une diminution de 4,3 %, ils en parcourent néanmoins environ 30 % de plus qu’avant les chocs pétroliers de l’OPEP. » (Crédit photo : Photo-libre.fr) LES SOURCES DE CET ARTICLE :
Le pétrole flambe, la planète tremble
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