OGM : Bruxelles reporte
Mercredi 7 mai, la Commission européenne a, de nouveau, refusé de trancher la délicate question des OGM. 

"Des doutes ont été émis et il a été décidé de demander davantage d’éclaircissements" a déclaré Johannes Laitenberger, le porte-parole de la Commission. Bruxelles est divisée. Le sort de la patate transgénique de l’Allemand BASF et celui de certaines variétés de maïs OGM pesticides sont donc reportés. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) est sommée de revoir ses avis, positifs jusque-là. Réponse dans deux ans, au moins. C’est le temps nécessaire au processus d’homologation. Mais la décision de demander un nouvel avis à l’AESA fait des remous. Car cette dernière fait l’objet d’une controverse. Elle a, chaque fois qu’elle fut consultée sur des OGM, déclaré les variétés sans risques.

Louche pour certains Etats membres, qui accusent l’agence de fonder ses avis sur des données fournies par les industriels. Parmi eux la France, qui déclarait, en mars, par la voix de son ministre chargé de l’Environnement : "On ne peut pas laisser l’expertise au producteur". Jean-Louis Borloo voudrait même une profonde réforme du processus d’homologation. Greenpeace France, dans un communiqué daté du 7 mai, exhorte Paris à profiter de la présidence française de l’Union qui commencera cet été pour engager cet réforme. "Cette décision constitue un extraordinaire camouflet infligé par la Commission à l’AESA qui prouve à quel point une réforme du processus européen d’évaluation des OGM s’impose." écrit l’ONG écologiste.

LES SOURCES DE CET ARTICLE :

AFP

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