Newsletter gratuite 
Le covoiturage vrombit sa colère - Le premier bilan CO2 d’Iznogoud - Un amour de canapé recyclé - A New York, des sacs de détresse - Adieu pneus orphelins - Les kakis américains passent au vert - Cher sac plastique ! - Les avions à la chasse aux kilos - Vidéo - Les Apprentis Z’écolos et le diamant - L’Éthiopie est dans le vent - Du plomb dans l’aile - Low Impact Man, l’écolo pas bobo - Hulk, un homme vert qui s’assume - Comment faire baisser le coût des ordures ? - Dessine-moi une poubelle - Pétrole - Obama et McCain enfin d’accord - "Grenelle : Des députés ignorants, timorés et sous influence" - Week-end fatal pour le chrysanthème - L’informatique rime avec écologique. - La photo-réalité du hamburger - 1ere médaille verte pour un vignoble - L’écologie à la vie, à la mort - Le porno vert de Greenpeace - "Le bois illégal inonde l’Europe" - Des cyclones toujours plus violents - Pas fini d’avoir faim - Le milliard européen pour l’agriculture africaine - De l’eau jetée par les fenêtres - Toujours plus de carbone dans l’air - Grenelle 1 : le Grand bilan - Bruxelles veut protéger les forêts tropicales - Développement durable et culture : le temps de la mobilisation - Le 1er bilan CO2 de Nicolas Sarkozy - Réélection du "roi du climat" - Japon : la vie sans thon - Péages urbains : la France au ralenti - Les bonus-malus font (déjà) des déçus - L’écologie française recule sur un terrain dangereux - Une rentrée sans fossile ? - La Vendée bientôt sous les éoliennes ?


Métropole Position (épisode 10)
Fred a tout perdu. Tout son crédit de droits à polluer. Le jeune et brillant architecte découvre ce qu’est une vie sans quota de CO2. Pour s’en sortir, il doit réaliser un gros coup lors du 25e Concours international de la ville durable. Bienvenue en 2078.

(Episode 10 - Ecrit en collaboration avec l’association d’architectes Et alors  ?)

- Lire l’épisode précédent
- Revenir au premier épisode

Fred avançait à toute vitesse sur son projet. De toutes façons, il n’avait guère le choix, le Concours international de la ville durable clôturant ses incriptions quelques heures plus tard. Grâce à son système de pixels, l’agencement des quartiers, des rues, des jardins, des cours d’eau, lui apparaissait sous un jour nouveau. Les zones chaudes éclataient clairement sur le plan. A l’architecte alors d’affûter ses crayons – en fait, d’optimiser sa souris optique – pour les contrebalancer par des apports en fraîcheur.

Fred était tellement excité par ses trouvailles qu’il voulait les faire partager à son ami Marc. Son téléphone lui indiquait qu’il était également connecté, une vidéodiscussion s’imposait. « Marc, j’arrive au bout de mon projet. – Génial, raconte-moi comment tu as travaillé avec tes pixels, car ça m’échappe toujours un peu.

– Eh bien, dans chaque zone potentielle de très haute chaleur, j’ai posé un élément “ refroidissant ”.

– Comme mettre un congélateur au milieu d’une rue sans ombre.

– Tu manques parfois de subtilité… regarde, j’ai imaginé des maisons-aqueducs  : à un étage passerait l’eau destinée à l’irrigation de la ville, et, au-dessus, les habitations profiteraient de la fraîcheur naturelle générée par la circulation de l’eau.

– Il faut revenir aux fondamentaux.

– Tu m’enlèves les mots de la bouche. Il y a tellement de choses simples à faire. Comme rentabiliser au mieux les espaces souterrains. De nombreuses activités peuvent en effet se déployer en sous-sol, comme les piscines, les salles d’expositions, les boîtes de nuit… Je parie également sur la mixité dans les tours : bureaux, logements étudiants, habitations, commerces, hôtels doivent cohabiter car les rythmes de vie de chacun sont différents. Par exemple, la chaleur dégagée par les systèmes de climatisation des bureaux pourrait être stockée et récupérée pour chauffer des logements.

– Et pour les voies de circulation, qu’as tu envisagé ?

– J’ai imaginé de couvrir les rues les plus chaudes, un toit me semble hélas incontournable vu les températures que nous subissons. Pour les autres, un canal percé au milieu recueillera les eaux de pluie et un système de voilage au-dessus retiendra l’évaporation du bassin. Je bannirai définitivement le bitume, devenu impraticable avec les grosses chaleurs. J’installerai à la place un sol gazonné qui absorbera une partie des précipitations et rafraîchira également l’atmosphère.

– L’eau est un vrai thermostat universel.

– Dire qu’on a gaspillé ce liquide pendant des siècles. En France, au début des années 2000, 30 % de l’eau potable se perdait dans les fuites. Pour redonner à l’eau toute sa valeur, j’ai imaginé que chaque habitation dispose d’une parcelle de sol, et donc de la surface de ciel équivalent, qui devra être mise à profit pour récupérer l’eau nécessaire à la vie de la famille.

– C’est une véritable révolution que tu prépares, comme tu l’avais annoncé. »

(à suivre)

Réagir à cet article


En ce moment sur Terra Economica
4,7
440
5,7
3,6
9
108
3,1
7%
90%
50%
20
198
153
30%
13
2
10
4
6,1
7,3
39%
300
4%
23%
60%
12
60%
48%
35%
17
77%
97