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Nouveau mandat pour un ex-président
L’ancien président de la république ne sera pas resté longtemps à la retraite. Le voilà en route vers la paix avec la création de la Fondation Chirac axée sur le dialogue des cultures et le développement durable.

Peut-être jaloux du succès des pièces jaunes de Bernadette, Jacques Chirac milite désormais en faveur de la diversité culturelle et du développement durable. Lancée ce lundi 09 juin, la fondation Chirac est très ambitieuse. Elle se consacrera dans un premier temps à l’accès à l’eau et aux médicaments, à la lutte contre la déforestation et au soutien des cultures menacées. Rien que ça ! Néanmoins, les comités d’honneur et d’administration de la fondation sont à la mesure de ce vaste projet. On compte ainsi parmi-eux : l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, les prix Nobel de la paix Rigoberta Menchu Tum et Rajendra Pachauri ou encore Yann Arthus-Bertrand (photographe, journaliste et fondateur de l’association Good Planet).

Les grandes fortunes investissent

Uniquement financée par des fonds privés, la fondation regroupe d’ores et déjà un grand nombre de contributeurs. Les premiers membres tels que François Pinault, Liliane Bettancourt et les grands groupes (Veolia Environnement, Sanofi-Aventis, Gaz de France) ont répondu à l’appel de leur ancien président. Avec une dotation de départ d’un 1 million d’euros, la fondation se consacrera par exemple à l’extension d’un laboratoire de contrôle de la qualité des médicaments au Bénin ou à un programme pour l’accès à l’eau au Sénégal et au Mali. A peine lancée, la fondation présidentielle a également pour ambition de jouer un rôle d’ordre international.

Crédit photo : photo-libre

LES SOURCES DE CET ARTICLE :
- Site de la Fondation Chirac
- A lire également sur Terra Economica : "Chirac veut forcer la porte de l’Histoire"

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1 Message

  • Même si cela reste une excellente initiative, je trouve que cela discrédite totalement le rôle du politique : en clair, au pouvoir, on ne fait rien ("vous comprenez, c’est compliqué, on ne peut pas froissé les amis") et après un peu d’associatif pour agir.

    Quant au financement, n’oublions pas le but des grosses multinationales de l’environnement (le très très gros profit et la privatisation) et le moyen pour y arriver (la pollution !).

    Avec au passage, de belles entorses sociales : j’ai souvenir d’un documentaire qui montrait qu’une de nos belles entreprises française de l’environnement voulait purifier l’eau potable d’une ville d’amérique du sud. Comme c’est gentil... Résultat : une eau dont le prix approche celui de l’or... pour finir, les habitants ont su pousser leurs représentants à choisir une gestion publique de l’eau. Une qualité de l’eau tout à fait acceptable et ... abordable pour tous.

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