Newsletter gratuite 
L’autre vérité qui dérange - Go-Go Gadget écolo - Ca roule pour "2et4rouesvertes" - Japon : la vie sans thon - Des cyclones toujours plus violents - Réélection du "roi du climat" - Hydrogène à toutes les pompes - Xeritown épouse le désert - Pétrole - Obama et McCain enfin d’accord - Une course de Formule CO2 - Pétrole - Black Gold, une série qui carbure - "Grenelle : Des députés trop timorés" - 1°C + 1°C + 1°C… = danger ? - Jus de soleil dans les Hautes Alpes - Le milliard européen pour l’agriculture africaine - Nuée de ballons noirs en Australie - L’écologie française recule sur un terrain dangereux - Voler à vide pour être rentable - Le Topten des voitures vertes - A New York, des sacs de détresse - Les avions à la chasse aux kilos - Une rentrée sans fossile ? - Mondial : 12 chiffres qui décoiffent - De l’eau jetée par les fenêtres - Péages urbains : la France au ralenti - Bruxelles veut protéger les forêts tropicales - L’Éthiopie est dans le vent - La photo-réalité du hamburger - L’emploi vert pousse à vitesse grand V - Le pôle fond, les routes s’ouvrent - Europe : les autos capotent - De la publicité zéro CO2 - Les Aventures du capitaine Pugh - L’obésité et la loi, le gros problème français - Vidéo - Les Apprentis Z’écolos et la clim’ - Les bienfaits de la crise économique - La Vendée bientôt sous les éoliennes ? - Très chers atomes - Toujours plus de carbone dans l’air - Les vélos narguent les autos


La lumière chassée de la nuit
"Faire nuit noire", l’expression n’a plus grand sens avec le déploiement actuel de l’éclairage public. En France, une proposition de loi a été déposée pour lutter contre la pollution lumineuse.

Les 9 millions de lampadaires "plantés " dans les rues françaises consomment environ 1200 mégawatts par nuit (soit l’énergie produite dans le même temps par une centrale nucléaire). Pour lutter contre la pollution lumineuse, une proposition de loi vient compléter le Grenelle de l’environnement. Portée par le député UMP Eric Diard, elle porte essentiellement sur l’éclairage intérieur : celui des tours d’immeubles qui restent allumées toute la nuit. "L’intention est excellente", se réjouit Paul Blu, le président de l’Association nationale pour la protection du ciel nocturne. Il estime en effet que l’éclairage en zones d’activités est un gâchis. "Dire que ça diminue les risques de cambriolages est faux. Pratiquement toutes les entreprises ont leur propre système de sécurité, donc l’éclairage pourrait être coupé", affirme-t-il. L’éclairage donne juste "une sensation de sécurité".

Par ailleurs, la secrétaire d’Etat à l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, affirme que la réglementation va changer. Pour elle, l’un des objectifs est de diminuer la facture d’électricité des collectivités locales. Et par rapport à notre voisin allemand, il y a du boulot. En France, la consommation d’électricité est passée de 70 KWh par an et par habitant à 90 KWh entre 1990 et 2000. L’Allemagne se maintient à 43 KWh. Selon une enquête de l’Ademe, en 2002, l’éclairage public représente donc 48% de la consommation totale d’électricité des communes.

Pour Paul Blu, l’extinction nocturne est nécessaire. "Un éclairage permanent, c’est 4200 heures d’éclairement, alors que si l’on coupe l’éclairage en deuxième partie de nuit, c’est environ 2000 heures de fonctionnement." Toutefois, Paul Blu reconnaît que l‘éclairage est plus raisonnable depuis que les lampadaires sont mieux orientés vers le sol, au lieu de disperser la lumière vers le ciel.

La faune perturbée

Le deuxième objectif de Nathalie Kosciusko-Morizet est de protéger l’environnement de la pollution lumineuse : c’est en effet la deuxième cause de mortalité des insectes, après les pesticides. Les papillons se brûlent les ailes sur les lampadaires, et les petits insectes restent cachés dans les broussailles. Paul Blu cite l’exemple du pétrel de Barau, "cet oiseau de l’île de La Réunion qui niche en altitude, est attiré par les gros éclairages lorsqu’il migre. Une fois posé à terre, il ne peut plus redécoller".

Chez l’homme, les éclairages provoquent des problèmes d’insomnie mais aussi "une sous-sécrétion de la mélatonine, une hormone qui est une sorte de carburant pour le système immunitaire", précise Paul Blu. Ce combat reçoit aussi le soutien des astronomes qui désespèrent de ne plus pouvoir observer certains objets célestes, cachés derrière le voile de lumière artificielle.

Crédit photo : Charliebrown7034

LES SOURCES DE CET ARTICLE :


- Le site du Parisien

- Le site du Figaro

- Le site de l’Association nationale pour la protection du ciel nocturne
- A lire sur Terra Economica :

L’ampoule : espèce en voie d’extinction

- Et sur Planète Terra :

L’énergie solaire éclaire les JO

et Fleur de soleil

Réagir à cet article

2 Messages de forum

  • 70 KW/h par an, par personne, vraiment ?

    Répondre à ce message

  • La lumière chassée de la nuit

    29 juin 16:44, par Nathalie J-
    Commençons donc pas demander à la tour d’Areva qui est située à la Défense d’éteindre ses lumières la nuit (pratiquement tous les étages allumés !!). J’habite juste en face et je trouve que c’est un vrai scandale. Je veux bien croire que les gens travaillent la nuit, mais il faudrait songer à investir dans des lampes de bureau ... De toute façon, comme c’est très justement dit dans l’article, c’est pour paré à un sentiment d’insécurité qu’entreprises et particuliers font péter les watts. Ma grand mère fait pareil quand elle sort le soir, elle laisse la lampe de chevet de sa chambre allumée ... Il est temps que nous changions !!! Tous !!

    Répondre à ce message


En ce moment sur Terra Economica
10
4
6,1
7,3
39%
300
4%
23%
60%
12
60%
48%
35%
17
77%
97