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La Grande-Bretagne revient à la mine
Jouant les nostalgiques, le gouvernement britannique relance la course au charbon. Dans ses tuyaux, l’érection d’une nouvelle centrale dédiée à l’or gris, la première depuis vingt-quatre ans.
A l’heure où une partie du monde se gratte la tête pour continuer d’éclairer, de chauffer, de rafraîchir des milliards d’individus en limitant les nuages d’émission dans l’atmosphère, le gouvernement britannique,lui, passe en sifflotant. Ignorant les sirènes du changement climatique, le pays a décidé de renouer avec l’ère du charbon en projetant d’ériger une toute nouvelle centrale, la première depuis vingt-quatre ans. Prévue pour sortir de terre à Kingsnorth, au sud-Est du pays, celle-ci doit remplacer une vieille centrale thermique existante. Rien de scandaleux, environnementalement parlant, affirment les autorités, si elle finit par emporter le feu vert, la nouvelle arrivée permettra de réduire les émissions de près de deux millions de tonnes par an. Un miracle rendu possible par une nouvelle méthode. Nommée "technologie à charbon propre", celle-ci vise notamment à capturer le dioxyde de carbone produit lors de la combustion du charbon et à l’enfouir sous terre. Sauf que... la technologie est loin d’être au point, soulignent les associations écologiques. "Le charbon propre, ça n’existera pas avant une dizaine d’années. La technologie n’en est encore qu’à ses débuts. Elle n’a jamais été appliquée à grande échelle. Rien ne prouve qu’elle pourra réduire de 80 ou 90% les émissions comme l’annoncent ses défenseurs", souligne Jim Footner, de Greenpeace. Pis, affirme encore l’organisation écologiste, les autorités britanniques envoient ainsi un bien mauvais message à leurs voisins d’Europe et d’ailleurs. Pourquoi en effet ce retour en arrière au moment où le gouvernement s’est engagé à réduire ses émissions de CO2 de 60% d’ici à 2050 et à s’alimenter au robinet renouvelable à hauteur de 15% d’ici 2015 ? "Nous avons la chance de disposer d’un immense potentiel renouvelable : nous pouvons exploiter l’énergie des vagues, des marées et des vents puissants au large de nos cotes. Mais nous n’en faisons rien ou presque", se désole Jim Footner. Si la construction de Kingsnorth venait à être validée, la nouvelle centrale érigée continuera de cracher 4 à 6 millions de tonnes de CO2 chaque année. Pis, elle pourrait même ouvrir la voie à une nouvelle ruée vers le charbon. Dans les tuyaux du gouvernements, 7 autres usines attendent l’aval des autorités locales... Crédit : Greenpeace La campagne de Greenpeace Réagir à cet article
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