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L’emploi vert pousse à vitesse grand V
Les green jobs, ou emplois verts en français, vont croître dans des proportions impressionnantes dans les prochaines années. Entre efforts de sensibilisation et marchés juteux, l’environnement a le vent en poupe.

De l’installateur d’éolienne au consultant environnemental, les emplois verts fleurissent. Après une croissance faible en 2006 par rapport à la moyenne annuelle de la décennie précédente, le nombre de professionnels en lien avec les secteurs écolos devrait s’enrichir de 20 millions de nouveaux arrivants sur l’ensemble du globe d’ici à 2030.

De nouveaux marchés...

Un rapport publié le 24 septembre par le PNUE (Programme des Nations Unies sur l’environnement), le BIT (Bureau international du travail) et quelques autres institutions internationales justifie les chiffres grâce à différents facteurs.

Cette explosion des emplois verts fait principalement écho à une croissance des marchés de l’énergie renouvelable, des produits bio ou du recyclage, pour ne citer qu’eux. Selon l’étude, le marché des produits et services verts devrait doubler d’ici à 2020, passant de 1370 milliards de dollars par an à 2740 milliards.

... et de nouveaux emplois

Le texte explique que les énergies renouvelables, même si elles ne représentent que 2% de l’énergie produite dans le monde, ont créé plus d’emplois que ne le font les énergies fossiles. Une réalité que semble vouloir incarner Areva, spécialisée dans l’énergie. L’entreprise, qui a annoncé cette semaine la création d’un partenariat avec l’américain Duke Energy pour construire des centrales biomasse aux États-Unis, voit ses équipes gonfler à vue d’oeil. L’équipe chargée de ce projet est passée de 55 à sa création en 2006 à presque 900 cette année.

De la même manière, le terme d’emploi vert est à prendre avec des gants stériles. Car il désigne aussi bien le chef d’entreprise de tissu écologique que l’agriculteur bio, ou le refondeur d’aluminium des faubourgs du Caire. Des situations très diverses avec des revenus hétérogènes et des niveaux de dangerosité très différents.

Accompagner le changement

Enfin, les changements climatiques pourraient détruire une partie de ces emplois ou de cette croissance. Une facette perverse que le texte met bien en évidence, puisque déforestations, inondations, sècheresses ou autres transformations de l’environnement peuvent contraindre les individus à se déplacer, à changer d’activité ou à disparaitre.

Dans ce cadre, le PNUE préconise la mise en place de transitions adaptées à ces bouleversements. Les États ont ainsi été accusés par Guy Ryder, secrétaire général de la CSI (Confédération syndicale internationale), d’avoir sous-estimé les effets sociaux et professionnels du changement climatique.

LES SOURCES DE CET ARTICLE :


- Le rapport du PNUE

- Le site de Areva

À lire aussi sur Planète Terra :

- L’emploi vert progresse doucement

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