Newsletter gratuite 
Une course de Formule CO2 - La caravane la plus lente du monde - Les stations de ski en pente verte - Vidéo - Les Apprentis Z’écolos et le diamant - Les médicaments surnagent en rivière - Environnement : "Il faut faire encore plus vite" - L’informatique rime avec écologique. - Le covoiturage vrombit sa colère - Grenelle 1 : le Grand bilan - Pas fini d’avoir faim - "Les banques font les clowns" - Cher sac plastique ! - Le top 18 de l’électronique verte - Gaston, gaffeur écologique - Superdupont : "Des produits du terroir avant tout !" - "Grenelle : Des députés ignorants, timorés et sous influence" - Les faiblesses d’Achille Talon - Vidéo - Les Apprentis Z’écolos et l’écran plat - Prime transport pour la petite reine - L’écologie balayée par la crise financière - Vidéo - Les Apprentis Z’écolos et le micro-ondes - Le changement climatique sur Télénantes - L’obésité et la loi, le gros problème français - La récession, c’est grave docteur ? - Un cimetière à des fins écologiques - Ça va chauffer à Poznan - L’écologie à la vie, à la mort - 2008, la mauvaise année du vin - La Chine appelle à la révolution verte - Vidéo - Les Apprentis Z’écolos et la clim’ - "Le bois illégal inonde l’Europe" - L’écologie française recule sur un terrain dangereux - US Navy : 1 ; Baleines : 0 - Hulk, un homme vert qui s’assume - Des cyclones toujours plus violents - Le premier bilan CO2 d’Iznogoud - Le pôle fond, les routes s’ouvrent - "L’éolien ? Un bilan écologique négatif" - Low Impact Man, l’écolo pas bobo - Très chers atomes


L’Internationale de la récup’
Sur le Net, tout se vend. Dorénavant, avec Freecycle, tout se donne. Et se récupère.

"La toute première fois, j’ai récupéré une imprimante un peu vieillotte mais qui fonctionnait encore, raconte Sandrine. Puis j’ai commencé à voir mon appartement sous un angle différent, avec tous les objets qui m’encombraient et que je n’osais pas jeter. C’est comme ça que j’ai rechuté et que j’ai commencé à donner !" Deux millions de personnes à travers le monde sont des "Freecyclers". Des membres incorrigibles du site Internet Freecycle, dont la devise consiste à "changer le monde grâce à des dons quotidiens". En France, il existe 23 groupes qui regroupent 6 000 aficionados.

Ils sont organisés en antennes locales, contrairement aux sites d’enchères en ligne. "L’explication est simple, avance Béatrice Bilvin, l’une des modératrices du groupe parisien. A l’échelle locale, les membres s’évitent les frais de port et l’acquéreur doit seulement se déplacer jusqu’au domicile du donateur afin de récupérer l’objet." L’idée a germé en 2003, au fond de l’Arizona, dans le crâne d’un chercheur écolo dénommé Daron Beal. L’homme, qui travaillait dans une entreprise de recyclage, était désespéré face aux montagnes d’ordinateurs abandonnés et aux machines à laver prenant l’air, tambour ouvert dans les champs. Pourquoi ne pas refiler au bricoleur d’à côté la vieille tondeuse à gazon condamnée à la décharge ? Chiche ! Il se jette sur Internet et bricole un portail avec trois fois rien. Freecycle vient de naître.

Charte éthique du recyclage

Les communautés Freecycle, qui s’appuient sur les groupes de discussion Yahoo, fonctionnent selon des règles précises. Un vieux PC qui prend la poussière ? Il suffit d’envoyer un simple courrier électronique décrivant l’objet et d’attendre la réponse des intéressés. Au donateur, ensuite, de choisir à qui il va attribuer l’objet, avant de signaler que la transaction est terminée par un nouveau courriel intitulé "Parti". Avertissement aux petits malins qui n’y verraient qu’un moyen de récupérer des bien gratuits : les modérateurs, tous bénévoles, veillent aux pratiques de chacun. Après deux messages suspects, ou si le comportement de l’un des membres est jugé « mauvais », l’avis d’expulsion tombe comme un couperet. Celui ou celle qui "cherchait une carte orange usagée pour se faire rembourser par [son] employeur" a dû quitter le portail illico.

La Samaritaine du Net

Pas d’alcool, pas d’arme, pas de drogue sur Freecycle. Les créateurs ont fixé une charte éthique. Interdiction de proposer son corps ou de transformer le réseau en site de rencontres ! Hormis cela, c’est la Samaritaine du Net : on y trouve de tout. A l’origine, Freecycle poursuivait un but spécifiquement écologique. Comme l’indique le fondateur, "nous réduisons le consumérisme à outrance, la production de masse, et en atténuons l’impact nocif sur la planète." Dans les faits, le réseau joue de plus en plus un rôle social, comme le reconnaît Béatrice Bilvin : "Des étudiants ou des chômeurs se tournent par exemple vers nous pour s’équiper."

Quant à la volonté de Freecycle de pousser ses membres vers une prise de conscience anti-consumériste, l’effet reste à démontrer. La modératrice... modère : "Depuis que je suis inscrite, je jette moins, c’est sûr, mais je n’ai pas franchement commencé à acheter moins." Freecycle est encore bien loin d’avoir rallié tous les internautes à ses idéaux de décroissance, mais l’initative a essaimé bien au-delà des Etats-Unis et de l’Europe. Azerbaïdjan, Chine, Trinité-et-Tobago : le réseau s’est converti en Internationale de la récup’.

Réagir à cet article

4 Messages de forum

  • C’est dommage que souvent avec les papiers sur les initiatives internet, les rédacteurs parlent souvent des projets américains et pas européens ou français. Faute de connaissance ou de recherche ? Toujours est-il que les sites de récup en France ne sont pas l’apanage de Freecycle (quel nom !) mais de sites français : au premier rang desquels, consorecup.com, bien plus actif et fréquenté que freecycle en France... D’ailleurs c’est consorecup que j’ai vu sur le JT de France 3 ou dans la presse ... Je l’ai essayé et j’y ai trouvé des milliers d’offres et ai donnné des fringues en 24 heures... les sites européens sont eux aussi (parfois) aussi intéressants que les sites US.

    Voir en ligne : la récup en France c aussi consorecup et des sites français

    Répondre à ce message

  • L’Internationale de la récup’

    11 octobre 2007 09:14, par mme pomies
    Il y a aussi pour l’electro menager l’association de reinsertion ENVIE ds qqs villes de France ; elle recupère les machines hors d’usage : des chomeurs st formés pour y travailler et ensuite ce qui a été réparé est vendu"30%"moins cher ou envoyé à la casse sélective

    Répondre à ce message


En ce moment sur Terra Economica
4,7
440
5,7
3,6
9
108
3,1
7%
90%
50%
20
198
153
30%
13
2
10
4
6,1
7,3
39%
300
4%
23%
60%
12
60%
48%
35%
17
77%
97