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Garçon, un fish and chips !
Une étude britannique a mis dos à dos le poids environnemental des plats exotiques et des assiettes de produits locaux servis dans les restaurants britanniques.
Importer des ingrédients des quatre coins du monde pour nourrir la clientèle d’un restaurant est 100 fois plus coûteux pour l’environnement qu’un menu composé de produits locaux. C’est la conclusion d’un rapport britannique signé par un étudiant de l’université de Nottingham. En détaillant les cartes de quarante restaurants londoniens, Will Brookes a quantifié le poids environnemental de chaque type de plat. Conclusion : en moyenne, une assiette élaborée à partir d’ingrédients importés hors de l’Union européenne "pèse" 5 kg de CO2 tandis qu’un plat "local" composé dans un restaurant soucieux de respecter l’environnement émet 51 g de CO2. Alors que le transport de l’alimentation est responsable de 35 % des émissions totales britanniques, l’étude offre un terrain d’action tout choisi pour le gouvernement. Aussi le rapport conseille-t-il aux autorités de conduire une revue des restaurants du royaume et de leurs pratiques. Mais quid des établissements indiens ou australien soucieux de présenter une nourriture authentique à leurs clients ? "Ils pourraient faire la différence sur le terrain du recyclage ou du compostage, par exemple", souligne Will Brookes.
LES SOURCES DE CET ARTICLE : L’étude de l’université de Nottingham
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