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Du miel bio en Amap
Pour s’installer en tant qu’apiculteur dans les Cévennes et financer son cheptel, François Ribaute fait équipe avec ses futurs consommateurs. Ce jeune agriculteur passe avec ses clients un contrat de préachat sur le modèle des circuits courts.

Pas facile d’être agriculteur ces temps-ci… Jeune agriculteur ? Encore moins : subventions, changements climatiques, OGM. Il faut du courage pour s’installer. Aujourd’hui, le nombre de départs à la retraite agricole est deux fois plus élevé que le nombre d’installations. François Ribaute, jeune diplômé du brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA), en sait quelque chose. En 2007, il s’établit en tant qu’apiculteur dans les Cévennes pour y faire un miel de châtaignier biologique. Seulement, pour être reconnu exploitant professionnel, il doit atteindre le nombre fatidique de 200 ruches. Il pourra alors et seulement bénéficier des aides, subventions, couvertures santé, etc. Avant cela, le futur agriculteur n’a aucun droit si ce n’est celui de vendre sa petite production et d’accéder à un prêt à 1%. Reste que le jeune apiculteur doit avec cette somme d’impératifs financer toute son installation. D’autant plus, dans une filière mise en péril par la disparition croissante des abeilles…

Passionné et déterminé, François Ribaute ne renonce pas. Peu importe, il financera seul son installation. Enfin seul ? Pas vraiment. Lorsqu’un ami lui parle des Amap - ces fameuses associations pour le maintien de l’agriculture paysanne qui rapprochent les consommateurs de ceux qui les nourrissent – François ne réfléchit pas longtemps. Pour lui, la solution se trouve entre les mains de ses futurs clients.

Il commence avant tout par racheter, grâce à ce fameux prêt à 1%, une vieille ferme en ruine pour y installer sa miellerie, « l’arbre à pain ». Pour se loger, il dégote une yourte qu’il établit sur les terres de sa ferme. Ne manquent plus que les abeilles. Et c’est ici que les consommateurs entrent en piste. François va tout simplement leur proposer de participer à la création d’une exploitation agricole en finançant l’achat d’une ruche. Après signature d’un contrat de partenariat et contre 150 €, soit le prix d’une ruche et de ses abeilles, les clients recevront 5 kg de miel par an, pendant 5 ans. En outre, à 6 € le kg de miel biologique (contre 7 € en moyenne pour du miel non biologique), François propose à ces clients un prix bien inférieur à celui pratiqué sur les marchés. Le tarif comprend bien sûr le conditionnement et la livraison. Le caractère bio du produit est, lui, garanti par l’emplacement de son exploitation, dénuée de toutes cultures OGM et de pesticides (ennemi numéro 1 des abeilles) sur tout l’espace de butinage des abeilles.

Afin d’honorer ses trente premiers contrats dès le printemps 2008, François Ribaute a financé ses cinquante premières ruches, à 10 kg de rendement minimum par an et par ruche. Selon son plan prévisionnel, le jeune agriculteur deviendra exploitant agricole principal en 2011, peut-être plus vite si les contrats affluent…

LES SOURCES DE CET ARTICLE :


- Contact F.Ribaute : Brasque - 48160 Saint-Martin-de-Boubaux (France)

- Le site de Reporters d’Espoirs

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2 Messages de forum

  • Du miel bio en Amap

    17 mai 08:16

    Grand Merci pour cet article qu’il est bon de voir fleurir quelques graines d’espoir et de les butiner dans ces temps moroses.... comme quoi avec un peu de bonne volonté, on peut arriver à faire des choses concretes

    Longue vie à reporters d’espoir

    Répondre à ce message

  • Du miel bio en Amap

    11 juin 17:44, par edith pelzer
    j ai lu récemment cet article que j ai trouvé très intéressant. j ai donc décidé d encourager cette initiative, j en ai parlé autour de moi pour participer à plusieurs à ce projet. mais maintenant je ne peux plus trouver l adresse à contacter. pourriez vous me renseigner ? merci d avance et bravo pour vos articles ’pleins d espoir’. edith pelzer

    Répondre à ce message


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