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De l’eau jetée par les fenêtres
Les milliards de tonnes de nourriture qui sont gaspillées chaque année dans le monde, ce sont des milliards de litres d’eau qui sont perdus. Pour les Nations unies, la bataille de l’or bleu commence dans nos poubelles.
La moitié de la nourriture produite dans le monde finit à la poubelle. Abîmés lors du transport, périmés dans les étals des supermarchés, "oubliés" dans les cuisines des particuliers... Les raisons de ce gaspillage sont nombreuses. Mais ces milliards de tonnes de nourriture jetées sont autant de milliards de litres d’eau qui sont perdus. C’est le message d’alerte que vient de lancer l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). Les chiffres sont pharaoniques : aux Etats-Unis, 30% de la nourriture serait ainsi jetée à la poubelle chaque année, soit l’équivalent de 40 milliards de milliards de litres d’eau. De quoi assurer les besoins annuels en eau de 500 millions de personnes. Une montagne de boeufsPour régler les problèmes d’accès à l’"or bleu" - actuellement, environ 1,2 milliard de personnes n’ont pas assez d’eau pour vivre -, il n’y a donc pas que des puits et des barrages à construire. Il y a également un "travail" d’ampleur à réaliser sur le gaspillage de nourriture. Mais il sera très différent selon les pays, insiste le rapport "Saving Water : From Field to Fork – Curbing Losses and Wastage in the Food Chain" ("Préserver l’eau : du champ à la fourchette - les voies de réduction des pertes et gaspillage de la chaîne alimentaire"). En effet, dans les pays pauvres, c’est la chaîne du froid, le stockage et le transport qui sont défaillants. Dans les pays développés, la grande partie du gaspillage est lié aux modes de production intensifs, notamment celui du boeuf (il faut 10 à 15 tonnes d’eau pour produire un kilo de viande de boeuf). Le juste prixSelon les spécialistes, il faudrait réduire de 50% ce gaspillage de nourriture d’ici 2025 pour nourrir une population mondiale en croissance explosive et préserver les ressources en eau. Leurs solutions ? Les "incitations économiques". En clair, faire payer l’eau. "Au Koweit où l’eau est en accès libre, la consommation par habitant est de 600 litres par jour alors qu’en Suède où l’eau est payante, elle est de 150 litres en moyenne", souligne une représentante de la FAO. LES SOURCES DE CET ARTICLE :
Le site de la semaine mondiale de l’eau Le rapport "Saving Water : From Field to Fork – Curbing Losses and Wastage in the Food Chain" (intégralité) A lire aussi sur Planete Terra
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