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Berlin bannit les voitures polluantes
Depuis le 1er janvier, le centre de la capitale allemande est interdit aux véhicules trop polluants.
Désormais, les automobilistes berlinois doivent montrer patte verte pour circuler dans le centre de la capitale. Sur les pare-brises, une vignette doit attester du niveau d’émission de polluants du véhicule selon les normes européennes en vigueur. A l’intérieur de cette zone de 88 km2, seules les voitures de classe 2, 3 et 4 (badges de couleur rouge, jaune et verte) peuvent circuler. Quant aux autres, ceux appartenant à la classe 1 la plus polluante, s’ils osent introduire leur taf-taf dans cette zone environnementale, ils s’exposent à une amende de 40 euros avec en prime un point de pénalité sur leur permis. A bicyclette Les exclus du coeur de Berlin seraient environ 1,7 million, essentiellement de vieilles voitures diesel et essence sans pot catalytique trop polluantes pour obtenir ne serait-ce que la vignette rouge. Inutile de tenter une approche sur les centres villes de Cologne et Hanovre, elles appliquent, depuis le premier janvier, la même politique de sélection environnementale. D’autres cités allemandes suivront dans l’année, parmi lesquelles Stuttgart, Francfort et Munich. Et ça se corsera en 2010, date à laquelle seules les véhicules à badge vert seront autorisées dans les "green zone". Avec cette mesure, le département de la Santé espère réduire significativement le trafic et sa pollution associée dans le coeur de la capitale et encourager plus de Berlinois à enfourcher leur bicyclette pour se déplacer. Selon les objectifs de la ville, 15% du trafic quotidien doit être couvert par les cyclistes d’ici à 2010. Autre ville, même principe A l’occasion de la nouvelle année, Milan s’est elle aussi dotée d’une zone environnementale, baptisée "ecopass area". Seule différence : dans la capitale économique italienne, les voitures polluantes ont droit de cité moyennant quelques deniers. De 50 à 250 euros l’abonnement mensuel en fonction du taux de pollution de la voiture. Environ 36 000 véhicules milanais seraient concernés par cette taxe selon un recensement officiel. Des cameras placées aux différentes entrées du centre historique de la ville contrôlent les plaques d’immatriculation des véhicules. Tout contrevenant se verra infliger une amende d’un montant de 70 à 285 euros. La municipalité milanaise espère ainsi réduire le trafic automobile de 10%. Les 24 millions d’euros de revenu annuel attendus doivent être réinvestis dans les transports publics. Un premier bilan sera dressé dans un an. LES SOURCES DE CET ARTICLE :
Le site de la Mairie de Berlin (en allemand) La zone environnementale expliquée par le département de la Santé berlinois (PDF en anglais) Le site de la campagne Ecopass de la municipalité milanaise (en italien) Lire aussi : Circuler, un droit à négocier ? Photo : La "zone environnementale" de Berlin couvrira la surface délimitée par le chemin de fer de banlieue. (crédit : Mairie de Berlin) Réagir à cet article2 Messages de forum
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